Pourquoi faut-il réformer la prévoyance vieillesse ?

Grâce à l’augmentation de l’espérance de vie, les générations actuelles profitent plus longtemps de leur retraite, ce qui crée de nouveaux problèmes pour la prévoyance vieillesse. Il est impératif d’assurer son financement à long terme, en prenant les mesures qui s’imposent pour équilibrer durablement ses recettes et ses dépenses, afin que les générations futures bénéficient elles aussi de ces assurances sociales.

Le système suisse des trois piliers est confronté à des défis qui exigent des solutions à moyen et à long terme. Si des mesures décisives en vue d'une assise financière saine ont déjà été prises pour l'assurance-invalidité, il n'en va pas de même pour l'AVS et la prévoyance professionnelle où des blocages empêchent une adaptation de ces institutions à l'air du temps, au regard notamment des mutations d'ordre structurel, économique et démographique intervenues. En effet, les deux moutures de la 11e révision de l'AVS ont été refusées, d'abord en votation populaire en 2004 (le projet a été présenté simultanément à un relèvement de la TVA de 1 pourcent en faveur de l'AVS et de l'AI), puis en votation finale par le Conseil national en 2010 après plusieurs années de débat parlementaire. Le projet d'adaptation du taux de conversion minimal dans la LPP a quant à lui échoué devant le peuple en 2010. Les objections claires des votants dans le domaine de la prévoyance vieillesse confirment que les solutions proposées doivent mieux tenir compte des attentes et des préoccupations de nos concitoyens. Un nouvel échec dans la réforme de la prévoyance vieillesse présente en effet des risques considérables : faute de mesures adoptées en temps opportun, il ne serait plus possible d'agir à temps pour soutenir la stabilité financière du premier et du deuxième pilier. Par ailleurs, la mise en place de mesures transitoires visant à estomper les effets des changements prévus pourrait être compromise.

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